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Maîtrise de la Cathédrale de Nice

Maîtrise de la Cathédrale de Nice

Depuis plus de 110 ans, la Maîtrise participe à la grand-messe dominicale de 10 heures à la Cathédrale Sainte Réparate

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Messe Solennelle de Louis Vierne

    Au cours de la Grand Messe Pontificale de Pâques, le dimanche 23 Mars, la Maîtrise de la Cathédrale de Nice, avec la participation de l’Ensemble Vocal de Cannes va chanter la Messe Solennelle en Ut Dièse Mineur de Louis Vierne.         Né en 1870 presque aveugle, Louis Vierne montre très tôt des dispositions pour la musique. Il entre en 1881 à l’Institut National des Jeunes Aveugles à Paris et étudie le piano, l’orgue et le violon. En 1890 il entre au conservatoire dans la classe d’orgue de César Franck qui décède quelques mois plus tard. Charles Marie Widor lui succède et Louis Vierne devient rapidement son suppléant à la tribune de Saint Sulpice.     Il est nommé titulaire des grandes orgues de Notre Dame de Paris en 1900, poste qu’il occupera jusqu’à sa mort en 1937.

 

      C’est en 1900 qu’il compose la Messe Solennelle pour chœur à quatre voix mixtes et deux orgues qu’il dédia à Théodore Dubois. La partition originale était écrite pour chœur et orchestre, Widor lui conseilla de remplacer l’orchestre par le grand orgue, les orchestres de cette importance étant rarement à la disposition de la musique religieuse. La création de cette œuvre eut lieu à Saint Sulpice le 8 décembre 1901 avec Charles-Marie Widor et Louis Vierne aux grandes orgues.       Conçue à l’échelle de la Cathédrale Notre Dame de PARIS, cette messe conjugue force et tendresse, recueillement et majesté. Elle marque toutes les grandes heures liturgiques de la Cathédrale.       Le Kyrie débute par une introduction majestueuse à l’orgue sur des accords fortissimos puis les chœurs font leur entrée. Le Christe est un dialogue calme des chœurs et de l’orgue jusqu’au retour puissant et solennel du Kyrie initial.       Le Gloria démarre brillamment, la partie centrale plus douce est d’une grande intensité religieuse et se conclut par une envolée finale d’une grande noblesse.       Les Sanctus éclatent successivement accompagnés par l’orgue jusqu’à l’arrivée triomphante du Hosanna.       Le Benedictus est mélodieusement chanté par les femmes puis les hommes sur un doux fond d’orgue jusqu’au retour triomphant du Hosanna.       L’Agnus Dei est très recueilli. C’est une prière d’une grande douceur des chœurs et de l’orgue très discret.    

Publié le 12/03/2008 à 22h53 dans musique

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